Humanités numériques jour 51, dimanche soir!

La vie d’étudiant salarié et père entre temps!! Donc je rentre à peine d’un week-end avec mon Raph à Berlin (pour perfectionner mon accent anglais!!! c’est pas ma faute Easyjet n’allait pas en Angleterre!), je dois pondre une définition du modèle pour créer un EIAH… Heureusement, apéro avec Charlotte et Olivier (autre copain étudiant), et là une définition artisanale émerge, mon dimanche soir est sauvé:

L’ambivalence du modèle:

Tout d’abord, je prendrai deux acceptions du mot modèle dans “le Petit Robert” correspondant à notre sujet des Environnements Informatiques d’Apprentissage Humain.

Modèle: “Ce qui doit servir d’objet d’imitation pour faire ou reproduire quelque chose”

ou “Représentation simplifiée d’un processus, d’un système, construction théorique permettant d’expliquer des structures”.

Ce mot modèle dans le domaine qui nous intéresse, va porter avec lui cette ambivalence, c’est à dire à la fois l’exemple à suivre, à recopier, et dans le deuxième sens, une création basée sur une théorie qui va permettre la production d’un nouvel objet.

Tout d’abord, pour illustrer ce propos, je ferai un parallèle avec la création artistique, ou un modèle pose afin que l’artiste sculpteur, photographe ou peintre réalise une création, le modèle étant sa source d’inspiration. L’œuvre une fois créée sera de nombreuses fois recopiée, reproduire le modèle servant alors d’entraînement.

Cela rejoint ici la problématique de l’apprenant et de la manière de faire apprendre. La pédagogie du modèle est classée dans les pédagogies traditionnelles dites transmissives:

“L’enseignant est le modèle à suivre. L’élève est guidé par l’enseignant afin de suivre l’idéal. Il est élevé au modèle du maître et doit entrer dans la norme. Le comportement de l’élève est pris en compte et doit se calquer sur celui de l’enseignant. Dans ce cas apprendre est synonyme de copier le modèle.”

Donc il y aurait celui qui invente le modèle, le créateur, et  ensuite des copieurs qui fabriquent l’objet et le rendent accessible.

Avant de conclure cette définition personnelle, je parlerai de l’effet Pygmalion, prophétie autoréalisatrice qui provoque une amélioration des performances d’un sujet, le simple fait de croire en sa réussite améliorant ses probabilités de succès. La représentation ou schématisation choisie pour formaliser le modèle, risque donc d’influer la conception de l’objet souhaité en fonction des choix réalisés dans la modélisation de la théorie.

Je pense donc que le modèle se situe le plus souvent entre la création et la reproduction. Issu d’un ensemble de connaissances et d’influences, il porte en lui le risque d’enfermer la pensée dans une reproduction d’un existant ou d’une interprétation du concepteur, mais sera souvent l’étape nécessaire pour une avancée vers l’innovation cherchée, la schématisation ou modélisation permettant discussion et partage.

Je verrai bien à la réaction de la prof si le vin blanc sert l’activité de définir!! Et en bonus, ma fameuse Traban comme modèle pour les artistes d’East side gallery:

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PS: Charlotte m’a envoyé pour compléter un article sur le mythe de Pygmalion, dont je citerai ici un passage: Le robot ou l’automate à remplacé la statue. L’homme n’a pas changé et se prend toujours autant pour Dieu en voulant créer des objets sans âmes à son image. A voir ici https://lemythe.wordpress.com/synthese/

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